Something about Detroit Swindle
Posté le 17.11.2016
par Clément Bernard-Skalecki

Le Sucre a échangé avec Maarten et Lars qui forment le duo hollandais le plus funky du circuit : Detroit Swindle. Avec nous, ils évoquent la spécificité du format Extended Version et le fait de jouer à 21h30, leur amour pour le disco, ou encore leur attrait grandissant pour le live.

Notre soirée Extended Version est un club qui commence à 18h30 avec des têtes d'affiche qui jouent au début. Comment appréhendez-vous cette expérience en tant que DJs ? Vous-êtes-vous déjà retrouvés dans une situation similaire ?

Nous avons fait beaucoup de sets d'ouverture au cours de notre carrière, mais ces dernières années c'est vrai que nous sommes de plus en plus programmés à des heures tardives. Nous faisons aussi pas mal de all-night-long dans des lieux que nous adorons. Le warm-up et le peak-time sont deux moments géniaux, vraiment spécifiques et intéressants du point de vue d'un DJ.

En revanche, la façon d'articuler le line-up pour cette soirée, c'est nouveau pour nous mais ça a l'air cool ! Ça va nous donner l'opportunité de passer de la musique que nous n'avons pas l'habitude de jouer, donc c'est intéressant de ce point de vue-là. On s'est fait plaisir à sélectionner des disques sympas et variés !

Comment décririez-vous le public français ?

Nous adorons jouer en France. Ces dernières années on y a senti beaucoup d'amour pour la house et le disco. La dernière soirée à Lyon était dingue, nous avons vraiment senti que nous pouvions évoluer à travers les styles musicaux qui nous plaisent.

Dans une interview de l'année dernière, vous disiez que vous travailliez sur un projet live, comment ça se passe ?

C'est un travail en cours pour trouver la configuration parfaite. Depuis un an et demi, en live nous jouons avec un claviériste, ce qui nous a vraiment poussé musicalement parlant. Nous amenons beaucoup de matériel sur toutes nos performances, et même si c'est quelque chose de vraiment intense et chronophage, c'est une expérience très cool. Nous sommes en train de réfléchir à comment faire évoluer ce live afin de garder de la fraîcheur pour le public et pour nous-mêmes. On verra ce que ça donnera dans un an !

Juste après votre passage au Sucre vous êtes à Londres pour un set disco-only. Est-ce que vous pensez que ce genre musical finira un jour par devenir has-been ?

Ça a été "has been" pendant un moment, mais actuellement c'est vraiment revenu aux avant-postes de la musique club. C'est top, parce que, que tu le veuilles ou non, la house et la techno contiennent toutes les deux du disco dans leur racines, de par leur dimension étrange, funky et un peu tarée. Il y a quelque chose de jouissif dans le fait de faire écouter du disco aux gens, de faire découvrir un genre que beaucoup ne connaissent qu'au travers quelque samples de house.

Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur vos projets futurs ?

Nous allons nous dégager du temps au début de l'année prochaine pour nous enfermer et ne plus faire aucune date. L'objectif est simple : créer de la musique nouvelle, jammer, travailler avec des musiciens et appuyer sur le bouton "enregistrer"... Nous avons vraiment hâte. Il y a tellement d'idées, de synthés qui ont besoin de notre amour ! C'est génial d'avoir un objectif et d'être concentrés dessus à 100%.