1978 : LYON "CAPITALE DU ROCK"
Posté le 10.12.2014
par Maxence Grugier

On l’a peut-être oublié, mais Lyon bien avant Paris, a longtemps proposé des groupes et des figures majeurs du rock underground français. Dans les années 80, ces artistes, qui n’avaient rien à envier à Metal Urbain, aux Stinky Toys ou à Asphalt Jungle, se nommaient Starshooter, Marie et les Garçons, Electric Callas ou encore Carte de Séjour. Petite revue des troupes new wave de l’underground Lyonnais.

Marie et les garçons

Si Lyon gagna un jour le titre honorifique de « Capitale du Rock », accordé à la ville par le quotidien Libération en 1978, c’est avant tout grâce au festival « New wave French connection » qui eu lieu en juillet de la même année. Un évènement de taille, donné au Théâtre Antique de Fourvière, qui, aux côtés de Téléphone, Bijou et Little Bob, réunit de nombreuses formations locales, et permis la mise en lumière d’une constellation de groupes du cru originaux.

Marie et les garçons - Rien à dire

<object width="715" height="400" data="http://www.youtube.com/v/eInjemDp4fQ&amp;showsearch=0&amp;rel=0&amp;fs=1&amp;autoplay=0&amp;ap=%2526fmt%3D18" type="application/x-shockwave-flash"> <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/eInjemDp4fQ&amp;showsearch=0&amp;rel=0&amp;fs=1&amp;autoplay=0&amp;ap=%2526fmt%3D18" /> <param name="wmode" value="window" /> <param name="allowFullScreen" value="true" /> <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/eInjemDp4fQ&amp;showsearch=0&amp;rel=0&amp;fs=1&amp;autoplay=0&amp;ap=%2526fmt%3D18" /> <param name="allowfullscreen" value="true" /> </object>

Si on connait principalement les figures de proues que furent Starshooter (avec Kent), Marie et les Garçons (d’abord Femme Fatale) - au sein duquel on trouve les fameux Patrick Vidal et Erik Fitoussi - ou encore Carte de Séjour, le groupe de Rachid Taha (né à Lyon en 1980 !), il ne faut pas oublier que la ville regorgeait de petites formations underground comme Le Pacte Noir, L'Enfance Éternelle, les fameux Electric Callas, Deux, In Aeternam Vale, Aurélia Kreit, Gestalt, Und So Weiter, K-Nuts, Overdoose, Gnillik, Profession Rocker, Haine Brigade ou Le Voyage de Noz. Une époque où la synth-pop, les « new » et « cold » wave, et ce que l’on appelle désormais la minimal ou la synth wave, était largement représentée à Lyon.

Electric Callas - So Chic

<object width="715" height="400" data="http://www.youtube.com/v/WulypSTFEJs&amp;showsearch=0&amp;rel=0&amp;fs=1&amp;autoplay=0&amp;ap=%2526fmt%3D18" type="application/x-shockwave-flash"> <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/WulypSTFEJs&amp;showsearch=0&amp;rel=0&amp;fs=1&amp;autoplay=0&amp;ap=%2526fmt%3D18" /> <param name="wmode" value="window" /> <param name="allowFullScreen" value="true" /> <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WulypSTFEJs&amp;showsearch=0&amp;rel=0&amp;fs=1&amp;autoplay=0&amp;ap=%2526fmt%3D18" /> <param name="allowfullscreen" value="true" /> </object>

Une scène plus que vivante comme on peut le voir, et dont certains représentants se trouveront réunis sur une compilation désormais mythique : Prinzip Products – Lyon, datée de 1983 et signée par le label Havrais Prinzip.

Cette scène new wave et punk, avec sa passion des machines étranges et des synthés bricolés est d’une telle importance, qu’elle a récemment bénéficié d’un recensement du Département Musique de la Bibliothèque Municipale de la Part Dieu. Une structure qui entame la constitution d’un fonds patrimonial appelé « Mémoires des Musiques Lyonnaises » autour de ces musiques, dés 2009.

En dehors de cet effort remarquable, on ne peut que louer également, la passion récente d’un certain public, et d’estimables labels, pour ce type de musique estampillée « minimal » ou « synth wave ». Un intérêt qui a permis la sorti de précieuses compilations (comme celles des labels Stones Throw, Minimal Wave ou Born Bad) permettant de (re)découvrir l’histoire de ces groupes jusqu’alors perdu dans les limbes de l’underground Lyonnais (et au-delà) à l’époque où elle était « Capitale du rock ».