LE MOT DU RÉSIDENT / RAJA : "ON TENTE DES CHOSES"
Posté le 08.01.2015
par Maxence Grugier

Raja, VFR et Noma sont au coeur du Palma Soundsystem, un collectif et une résidence mensuelle à l’identité forte sur le rooftop du Sucre. Rencontre avec Raja à l’occasion de la préparation de leur soirée du 10 Janvier.

Raja

Palma, concrètement, c’est quoi, c’est qui ?

Florian (Raja) : Palma c'est Aurélien, Léo et Florian. Et désormais Gaétan. On peut dire que c’est un groupe de musique. On écrit de la musique à trois, à deux ou seul, comme on veut. En revanche on l'organise à quatre car c’est en train de devenir un label. Nous pressons bientôt nos propres morceaux.

Depuis combien de temps officiez-vous pour le Sucre en tant que résidents avec Palma ?

R. : Depuis septembre. Il y a eu une première saison avec les résidences de Macadam Mambo et de The Cosmic Adventure, les soirées de Kosme, et ça a commencé cette année pour nous. Mais nous y jouons depuis l'ouverture mais pas forcément ensemble (w/ R.Hood, L.Garnier, Efdemin, Pantha du Prince, Boris, Wild Aspect, Juliano, Leome, Judaah, Aldric etc...).

En quoi le Palma Soundsystem diffère des autres soirées ? Quelle est son identité ?

R. : C'est un rendez vous techno et house où nous n’invitons pas de « gros » guests. Au Sucre, les autres le font très bien, Sacha (Mambo), Emilien (Kosme) ou José (We Are Reality) font venir de sacrés plateaux. Il y a sur Lyon déjà beaucoup d’événements et de soirées. Nous sommes trois, alors autant faire de la musique. Il y a beaucoup de formules possibles. On joue un maximum et on tente des choses : des lives beatless ou techno, des sets perchés, des sets rapides... Nous apprenons beaucoup.

Et puis deux dates spéciales ponctuent la saison. On y invite des copains à jouer. En décembre, Käpäk et MTUA ont joué leurs lives respectifs.

Et musicalement ?

R. : Le spectre est large. Cela dépend des moments, des envies et des ambiances. Comme nous sommes trois, les influences sont très variées. On vient de musiques bien différentes. Mais c’est toujours empreint de house ou de techno. On peut mixer de la vieille techno qui va vite pendant des heures, mais aussi être beaucoup plus house ou abstract.

Jouer sa musique ou celle des autres, c’est très différent...

R. : Ce sont deux disciplines différentes. Je les aborde presque indépendamment. J'imagine le mix comme étant surtout une belle sélection, et je tente d'aborder l'écriture avec un maximum de liberté. Mais il y a beaucoup de technique à acquérir dans les deux. C'est un long travail.

Avez-vous d’autres projets dont vous souhaiteriez parler ?

R. : Oui, de la sortie de notre premier EP sur notre label début 2015 : un joli vinyle de quelques tracks écrites tous les trois. Mais également de nos prochaines dates : la résidence au Sucre le 10 janvier prochain : six heures de mix. VFR et moi (Sidekick) seront en live le 5 février à l'Auditorium de Lyon pour un projet autour de la 7ème symphonie de Beethoven. Puis la résidence au Sucre le 14 février, rebelote six heures de mix. Et enfin le 29 février, je serai, toujours avec Sidekick, en live, au Lavoir Public avec Wild Aspect dans le cadre du Mirage Festival organisé par Dolus & Dolus.