L'EMPLOYÉ DU MOIS : CLÉMENT BURGOS
Posté le 22.01.2015
par Loïc Marszalek

Son rôle est de s'assurer que l'ensemble des personnes présentes sur le rooftop ne se déshydratent pas, Clément, roi du cocktail, est notre pilier de bar. Portrait.

Clément Burgos

Salut Clément ! Que fais-tu au Sucre et depuis combien de temps ?

Clément Burgos : Salut ! Je suis actuellement le responsable logistique des bars du Sucre depuis l'ouverture en juin 2013. C'est une tâche assez vaste. Je m'occupe de l'entretien du bar, de la formation des barmen, je gère les stocks de boissons pour les exploitations, je fais en sorte d'optimiser notre outil de travail et m'assure qu'il ne manque rien pour que tout le monde puisse travailler dans de bonnes conditions. Durant les exploitations, j'essaie de me détacher du bar pour régler certains problèmes d'organisation qu'il peut y avoir ou pour faciliter la communication entre les équipes du bar intérieur et extérieur qui servent les 800 clients qui ont souvent très soif.

Depuis le temps, tu dois avoir des souvenirs à la pelle. Est-ce qu'il y en un qui t'a particulièrement marqué ?

CB : En effet, j'ai énormément de souvenirs et il serait difficile d'en choisir un en particulier. Je dirais que les meilleurs moments sont souvent les dimanches des We Are Reality. Toute l'équipe a enchaîné le vendredi et le samedi et on sait que c'est le dernier soir et qu'il va falloir tout donner. Avec la fatigue, il est plus facile de déstresser derrière le bar et de rire tous ensemble et, surtout, avec les clients. Il est difficile de sourire pendant huit heures d'affilé à 800 clients différents, mais le dimanche on donne vraiment tout ce qu'on a pour faire en sorte que tout le monde passe une bonne après-midi et, généralement, c'est assez réussi.

Quel est le cocktail que tu préfères préparer ?

CB : Je vais peut être vous surprendre mais ce n'est certainement pas le mojito car il faudrait, pour chaque client, pouvoir adapter le nombre de feuilles de menthe, la quantité de citron… Soit il manque d'alcool, soit il y en a trop (c'est plus rare). Je ne pense pas qu'il y ait de cocktail parfait et je les adore tous d'ailleurs. Nous avons mis en place des cocktails par soirée et je me suis bien amusé à en créer la plupart. Ce qui me ferait le plus plaisir, ce serait d'arriver à créer un cocktail pour chaque client.

Quel artistes rêves-tu de voir au Sucre ?

CB : Beaucoup de gens me parlent de la programmation du Sucre et des artistes qu'ils aiment ; mais j'ai encore une surprise pour vous... Je ne connais rien aux musiques électroniques. Alors je vous dirais que j'aimerais voir Shakira ou Christophe Maé au Sucre mais, bizarrement, la direction artistique n'aime pas trop cette idée et j'en suis le premier déçu. Plus sérieusement, j'aimerais vraiment que Danger revienne faire un live au Sucre. Le fait de ne pas connaître ces courants musicaux me permet d'être très souvent surpris et ce fut le cas pour cet artiste.

Ressens-tu une évolution dans l'esprit du lieu depuis son ouverture ?

CB : L'ouverture du Sucre était, pour beaucoup, très attendue. Nous avons été complets tous les week-ends pendant six mois d'affilée : ce qui est quand même un exploit. Et puis il a fallu continuer sur la lancée. Il y a eu plein de projets artistiques mis en place qui ont depuis été remplacés. Ces expérimentation continuent encore aujourd'hui et c'est, selon moi, ce qui fait la beauté du lieu. Même si la plupart des clients ne voient que nous quand ils viennent écouter de la musique, il ne faut pas oublier qu'il y a aussi une grosse équipe de bureaux qui travaillent toute la semaine pour essayer de satisfaire toutes les demandes possibles et imaginables et qu'ils nous surprennent constamment. Je pense d'ailleurs qu'ils nous réservent encore bien des surprises pour l'été et que ce n'est que le début de l'évolution du lieu.

En dehors du Sucre, où peux-t-on te croiser à Lyon ?

CB : Si vous voulez me croiser à Lyon, oubliez déjà tous les week-end ou venez au Sucre, ce sera plus simple. Sinon je sors la semaine. J'aime bien prendre un café avec des amis au Broc'Bar ou au Voxx. Je rends aussi régulièrement visite à d'autres barmen pour goûter leurs derniers cocktails au Monkey club, à la Maison Mère ou au Redwood. Par contre, si vous pensez m'avoir aperçu entre 8h et 13h, sachez que ce n'est pas possible : il faut bien que je dorme.