RISING SUN SYSTEMS - OBERHEIM SPACE : LEGOWELT REVIENT AVEC DES CROISSANTS DE L'ESPACE
Posté le 20.03.2015
par Lisa Burek

Enfile ta combinaison du futur, Legowelt a sorti un nouvel album le 5 mars dernier : Rising Sun Systems – Oberheim Space. Ambiance nébuleuse et vieilles séries de science-fiction hollandaise des 80's.

Legowelt

Producteur infatiguable, avide de recherches de sons techno wave et new age, Legowelt possède déjà à son actif plus d'une douzaine de projets aussi différents les uns que les autres. On a encore dans les oreilles ses 15 morceaux fous à l'occasion des 15 ans de Creme Organization. Avec Rising Sun Systems - Oberheim Space (sur Nightwind Records NW002), le producteur est plus noir, plus vaporeux, sans pour autant surprendre ses fans.

« The synths are the colour palette, the tools of sorcery »

Les amoureux des synthétiseurs rétrofuturistes ne seront pas déçus : Danny Wolfers, alias Legowelt, a encore frappé. Du Korg DW8000 au Roland Juno 106 KIWI sans oublier le fameux Oberheim Matrix 1000, le hollandais est monté en créneau pour son dernier projet. Une manie qu'il n'arrête pas : il y a six jours, le producteur a inventé Clapernicus, un clap particulier de synthé pour Ableton 9 avec la possibilité de jouer sur la texture (de « soggy » à « wallop », l'idiome humoristique du jeune déluré). Mais c'est ce qui fait la singularité du son Legowelt, sa marque de fabrique, son leitmotiv créatif que la Hague déferle dans ses souterrains. Rising Sun Systems ne fait pas exception. Il malaxe la matière sonore autant qu'il travaille son atmosphère : le résultat aguiche les techniciens, séduit les amateurs et plait aux écouteurs lambda. Set et match.

De la matière cyberspatiale

Rien ne né du hasard, ou presque. Le dernier projet de Legowelt non plus : les influences du jeune homme expliquent beaucoup de chose. Terry Riley, JD Emmanuel, Morton Feldman... L'ambient music du Hollandais tire, entre autres, ses élucubrations sonores de ces artistes. « Arcane Marine Biology », « Paradoxa Fermi » ou « Hockney World » se travestissent en hymne de conquête spatiale quand « I Was Born in a Valley Of Freaks » ou « Innsmouth, Today a Pleasant Seaside Town » semblent décrire la vie d'un ailleurs (pas si) lointain, perdu sur une autre planète ou encore coincé sur terre. Le soleil vert. On nage dans cet ambient music et cette chillwave un peu dark. Finalement, c'est ce qu'inspire la pochette de l'album : l'invasion barbare de croissants sur fond chromatique inachevé. On en a fini des chats.

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Et comme le producteur hyperactif ne se repose jamais, l'invasion ne s'arrête pas là : Danny Wolfers a déjà annoncé un prochain EP en route, « A naconda Flow », qui sortira sur le label londonien Technicolour le 6 avril prochain. Comment ça, vous  n’arrivez pas à suivre ?