MONDKOPF : "JE NE ME VOIS PAS COMME UN MÉTALLEUX, NI COMME UN ARTISTE TECHNO"
Posté le 17.06.2015
par Loïc Marszalek

Il en aura fait, du chemin, depuis "Un Été sur l'Herbe". Auteur de quatre albums dont "Hadès", oeuvre chapitrée entre doom techno et ambient, Paul Régimbeau - aka Mondkopf - est un producteur qui, même s'il n'ose pas le reconnaître, crée des passerelles entre des genres qui se sont longtemps observés sans jamais s'approcher. Avant son DJ set au Sucre, on a rencontré un jeune homme qui, s'il affiche sur scène une assurance certaine, n'en demeure pas moins un éternel timide écrasé par la modestie.

Mondkopf

Salut Paul ! Comment te sens-tu ?

Mondkopf : Salut ! Eh bien écoute, tout va bien. J’arrive de Paris.

Est-ce qu’« Un été sur l’herbe » est une sorte de version 1 de Mondkopf, « Galaxy of Nowhere » et « Rising Doom » une version 2 et « Hadès » une sorte de version 2.2 ?

M. : Je ne sais pas trop (rires). Si on raisonne comme ça, il va y avoir encore pas mal de versions à venir. Je suis dans une dynamique de recherche et d’expérimentation. J’essaie d’être constamment surpris et je teste et découvre sans cesse de nouvelles choses que je peux ajouter à ma palette artistique.

Il va donc y avoir beaucoup de versions de Mondkopf, en plus d’Extreme Precautions, projet pour lequel j’ai changé d’alias, comme ça tirait sur du blast beat, et par soucis de cohérence.

Tu n’évoques jamais la joie, mais toujours la mélancolie, pour définir ta musique. Tu ne te définis pas comme une personne joyeuse ?

M. : Si, si. Comme tout le monde, j’ai en moi une part de joie. La musique me permet d’expulser des émotions que je ne pourrais pas, en tant normal, par des mots ou par la parole.

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Toulouse est une ville très rock, dans le sens large du terme. Est-ce que ça a joué sur ta musique, d’avoir vécu là-bas, grandi dans la région ?

M. : Non, pas vraiment. Quand j’ai commencé à faire de la musique, j’étais au collège. Je n’habitais pas en ville et n’allais donc pas voir de concerts. Les salles étaient loin et l’accès à la scène musicale m’était difficile. Et, surtout, je n’avais pas d’ami qui partageait mes goûts. J’écoutais beaucoup d’abstract hip-hop, les sorties du label Anticon, et l’électronique de Warp et Ninja Tune. Je me sentais seul, dans cette musique, et je me suis un peu renfermé. Je n’ai donc pas traîné dans une sorte de vibe rock, avec d’autres musiciens ou dans des lieux qui auraient pu m’influencer.

Tu n’as même pas traîné Place St Pierre, au Saint des seins et ses alentours, comme tous les lycéens ?

M. : Ça m’est arrivé, pendant quelques temps, durant ma période lycée mais cette musique ne m’a pas marqué. Je n’étais pas dans cette mouvance rock toulousaine. J’ai toujours été en marge de ça.

Je finis quand même par m’y mettre, des années plus tard. Je rencontre aujourd’hui beaucoup de personnes issues de la scène métal.

Tu parles souvent de ton adolescence. A-t-elle été une période déterminante de ta vie actuelle, de ton personnage ?

M. : C’est durant l’adolescence que tu te construis et que tu forges ta personnalité. Donc naturellement, ce que tu vas écouter va te marquer, même si tu fais des choses ou que tu écoutes des trucs que, plus tard, tu trouveras gênants. Cette période te crée. Tu absorbes tout ce qui t’entoures pour t’en nourrir. Si, aujourd’hui, je découvre une musique que j’apprécie énormément, elle me marquera mais sur un terme moins long que si je l’avais écoutée à l’adolescence.

Je continue à beaucoup me nourrir d’inspirations diverses et variées mais je n’ai plus de vraie révélation. Avec l’expérience, on s’étonne un peu moins des choses, on est moins candide.

Tu as sorti ton premier EP deux ans après ton arrivée à Paris. Sans le bouillonnement parisien, penses-tu que tu aurais pu vivre de ta musique ?

M. : Je ne sais pas trop… J’ai fait plusieurs rencontres importantes à Paris. Je ne sais pas ce que je serais devenu sans y emménager. Peut-être que j’aurais fait de la musique mais je n’en vivrais peut-être pas.

Greg, avec qui j’ai un projet musical, qui m’accompagne à la guitare sur mes lives, est à Toulouse, fait de la musique et arrive à en vivre un peu. J’aurais sûrement connu un chemin similaire. Là, j’ai le statut d’intermittent et lui non. C’est quand même un statut qui apporte un certain confort.

Je suis arrivé à Paris pour les études et, franchement, ce n’était vraiment pas pour moi. Je n’ai jamais été à l’aise dans le cadre scolaire, dès le collège. Je détestais même ça. Une fois que j’ai eu la liberté de choisir, c’était tout vu. Et j’ai eu la chance de choisir tôt.

10 ans à Paris et tu n’as toujours pas perdu ton accent.

M. : (Rires) Ça fait bien 10 ans maintenant, oui. J’essaie de redescendre assez souvent à Toulouse, donc je l’entretiens. Quand bien même je ne quittais plus Paris, il est bien trop ancré pour disparaître un jour.

Globalement, et un peu paradoxalement, on ressent dans ta musique une sorte de stress citadin, de recherche d’un défouloir. Quelle est la formule : tu mets toutes tes angoisses et malaises dans ta musique et tu l’utilises comme medium pour l’exprimer le plus fort possible ?

M. : (Rires) C’est un peu ça. Je n’y réfléchis pas, ça vient naturellement. J’essaie de faire la musique la plus émotive possible, qui, autant d'un point sonore que mélodique, me procure un effet fort. C’est vrai que, bizarrement, lorsque j’ai produit « Un Été sur l’Herbe », qui était plus léger, j’étais à Toulouse. Je fais maintenant des albums que l’on pourrait qualifier de plus sombres mais qui ne le sont pas tant que ça. Dans « Hadès », il y a des passages plus doux, toujours un peu mélancolique, c’est vrai. J’essaie tout de même de conserver une sorte de contraste et des variations dans ma musique.

Je ne sais pas si Paris a un effet sur ma musique ou sur ma personnalité. Je considère l’évolution de mes productions comme une extension de mon évolution personnelle : j’ai évolué, mûri.

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J’ai vécu des expériences qui ont modifié ma perception du monde, de la vie, de mes sentiments. Tout le monde vit des expériences similaires et certains les vivent mieux que d’autres. Si je n’avais pas la musique, peut-être que je les vivrais plus mal.

Dans tous les cas, je ne me dis jamais : « Tiens, je vais faire la musique la plus triste possible ». Lorsque je commence une nouvelle production, ça se fait d’une façon tout à fait triviale. Je teste simplement différents sons, sans émotion derrière. Tout vient après, sur le tas.

As-tu déjà songé à quitter Paris ?

M. : Pas jusqu’à récemment. Je n’y songe pas vraiment, pour le moment et ce n’est pas dans le sens de « quitter Paris » mais plutôt dans celui de « revenir à Toulouse ». C’est simplement une question d’espace. Ce serait agréable d’avoir de la place pour monter le studio de mes rêves.

J’aime Paris et je ne me vois pas quitter la ville tout de suite. On peut dire ce qu’on veut de Paris, mais l’offre culturelle y est incomparable, en France. Je vais voir des concerts toutes les semaines et je vois des artistes qui ne tournent pas ailleurs dans le pays.

Revenir à Toulouse fait partie de ces réflexions qui arrivent en grandissant : fonder une famille, tout ça (rires). Ça trotte donc dans ma tête depuis quelques temps.

Le mois dernier, juste en dessous de nous, Ben Klock a invité l’Ensemble Links a reprendre Music For 18 Musicians de Steve Reich. Toi qui es sensible à ce genre de musique, as-tu déjà songé à un projet de la sorte ?

M. : Non. J’aurais vraiment trop peur de me chier (rires). Certains s’essaient à cet exercice et se ratent complètement. Je n'ai pas envie de prendre ce risque et je préfère créer les choses de zéro. Je trouve ça plus fun de tout créer, même si suis certain qu’on trouve du plaisir à retravailler l’oeuvre d’un autre. Pour l’instant, j’ai d’autres projets en tête qui me tiennent plus à coeur.

Tu es une sorte de caution métal de la scène techno française, non ?

M. : Je n’ai pas été un fan de métal toute ma vie. Et même aujourd’hui, je ne me vois pas comme un métalleux. Je n’aime pas trop être labellisé. J’ai mes potes musiciens dont certains sont dans le métal mais je ne suis pas un représentant de cette scène. Je ne me considère pas non plus comme un artiste techno, d'ailleurs.

Ne penses-tu pas pouvoir être une passerelle entre les deux ?

M. : Non. Ça donne trop d’importance à l’ego de penser des choses comme ça. J’essaie simplement d’être le plus ouvert possible. Si je touche un public métal et techno, c’est tant mieux. Mais je ne me considère nullement comme une passerelle. Je me sens seulement à l’aise dans les deux milieux.

Il y a deux ans, tu déclarais que la consommation de la musique allait de plus en plus se faire par média prescripteur : Pitchfork, Resident Advisor, Skyblog… Le fait que ta musique trouve sa place, à la fois dans des médias rock, indé, et plus techno, augure quelques chose de positif, non ?

M. : Oui, bien sûr. C’est assez flatteur. Quand un média peut amener un lecteur ou un auditeur vers un genre auquel il n’est pas habitué, c’est bien. Et quand c’est de ta propre musique qu’il s’agit, c’est génial.

Ce que je vais dire peut paraître banal, mais j’aime que les gens soient le plus ouvert possibles. Et je pense que, globalement, on est tous de plus en plus ouvert. La notion de différentes « scènes » est un peu obsolète. J’aime toujours le principe de communauté, mais aujourd’hui les communautés ne se cantonnent plus aux genres musicaux. Et c'est tant mieux.

Tu as fait un fac de cinéma. La vidéo est-elle pour toi quelque chose de primordial dans ton oeuvre ?

M. : Je n’y suis pas resté très longtemps (rires). Sur les lives, je trouve ça important. J’ai longtemps été seul sur mes lives et je ne me voyais pas simplement ouvrir mon laptop et jouer, même si une bonne musique peut vivre sans visuel. J’aime ajouter, quand je peux, une expérience vidéo qui va faire faciliter la connexion entre le public et la musique. Il faut cependant faire attention à ne pas tomber dans des choses trop narratives qui prendraient trop de place. C’est pour cela que je propose des choses minimalistes.

Comme tout le monde, j’aime les belles images mais je peux apprécier des lives dans la pénombre. J’aime les visions, comme ce que peux procurer un live d’Autechre dans le noir complet, sans aucun light, où l’on voit seulement leurs têtes bouger dans les lumières de leurs machines. Ça tue. Il y a un truc fort. Si c’est pour proposer des lumières basiques qui tournoient : non merci.

Quelle importance accordes-tu au clip vidéo ?

M. : Avec In Paradisum, on essaie d’en faire un à chaque sortie, même si, au final, les médias s’en foutent un peu. Ils veulent juste un support, un contenu, pour pouvoir balancer une nouvelle news. Ils ne parlent jamais réellement du clip.

Les vidéos nous aident à définir l’esthétique du label et à la transmettre. Et c’est excitant de créer des vidéos, de mettre des images que la musique. Ce n’est pas non plus une obligation. Pour nous, c'est avant tout un plaisir personnel. Certains groupes n’en font jamais et ça se respecte.

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Tu donnes l’impression de te nourrir d’absolument tous les styles musicaux. On a du mal à saisir tes limites musicales. Existent-elles ?

M. : Non, je ne pense pas avoir de limite. J’arrive à trouver des détails qui me plaisent dans tous les styles.

Que penses-tu du ska, si célèbre dans le Sud-Ouest de la France ?

M. : C’est vrai que pour le moment je n’aime aucun morceau de ska (rires). Du coup, je ne vois pas l’intérêt de m’y plonger. Si un jour on me dit : « Vas-y, écoute ce morceau de ska, tu va l’aimer », je vais l’écouter. Je ne suis jamais fermé à l’écoute.

Mais il y a beaucoup de chance que tu n’aimes pas.

M. : Il y a plus de chance que pour d’autres styles, c’est certain. Mais si ce n’est pas du ska pur, que ça a une sorte de twist, qui apporte des éléments d’un autre genre, une personnalité, ça peut me plaire.

Comme abordes-tu ton rôle de DJ ?

M. : La première fois que j’ai fait un DJ set, je n’étais pas seul. J’étais avec Guillaume, mon manager, avec qui je gère le label. Au début, ça me stressait plus que les lives, parce que tu ne joues pas ta musique. Il faut savoir quoi passer et à quel moment, s’adapter au public. Et ça, ça s’apprend sur le tas.

En live, tu fais ta musique. Les gens aiment ou n’aiment pas mais ils peuvent savoir à peu près ce qu’il vont entendre, en écoutant tes morceaux en amont. Avec un DJ set, il faut t’adapter au public pour ne pas le décevoir. Maintenant, j’adore mixer. C’est un peu la récréation. Je passe des trucs que j’ai envie d’écouter et que je n’écouterais pas chez moi. Je n’écoute plus du tout de techno ou de house, chez moi. Donc j’aime bien ces moment où je vais pouvoir en passer.

Quand je mixe trois heures, ça me laisse le temps de construire un truc avec le public. Je mets beaucoup plus d’énergie dans mes lives et je ne pourrai jamais tenir trois d’heures d’affilée.

Comment gères-tu la direction artistique de ton label In Paradisum ?

M. : On essaie de tirer nos artistes vers le haut. Il nous arrive même parfois d’être un peu dur avec eux. On essaie vraiment de leur faire sortir la meilleure musique possible. On travaille avec des gens que l’on apprécie musicalement et humainement. On ne sortira jamais la musique d’un connard, aussi cool soit elle. On ne gagne pas d’argent, donc on essaie de construire quelque chose d’humain et d’aider des potes qui font de la bonne musique à la sortir et à se faire connaître.

Le label reflète nos goûts. On ne fera pas de folk ou de classique, on reste dans une esthétique électronique. Mais dans ce grand genre, on ne se fixe aucune barrière.

La ligne directrice se construit au fur et à mesure. Au début, on voulait faire un label techno mais un artiste que l’on avait signé a commencé à faire d’autres choses, qui nous ont aussi plu. C’est en regardant dans le rétroviseur de toutes les sorties que l’on se dit : « Finalement, il y a peut-être une ligne directrice ». S’il fallait résumer la musique que l’on sort, je dirais que c’est à chaque fois une musique personnelle à la croisée de plusieurs genres. On ne sortira jamais une musique un peu fonctionnelle. On aime l’âme.

À quoi ressemble une journée de Mondkopf ? On t’imagine enfermé chez toi 24/24, avec des projections de films de science-fiction sur les murs et des affiches de groupes de métal.

M. : C’est quasiment ça (rires). Je reste chez moi, je glande sur internet et je regarde des séries. De temps en temps je fais de la musique. De temps en temps, je réponds aux mails. De temps en temps je vois mes amis.

Je fais vraiment de la musique quand j’en ai envie. Parfois il se passe une semaine sans que j’en fasse. Je ne ressens pas du tout la pression de produire et je sais que, de toute façon, je réagis très mal à la pression.

Je me fais en général des sessions qui vont de une heure à trois heures. Des fois, rien ne sort au bout d’une heure et j’arrête. Il ne se passe pas grand chose sinon.

Tu es casanier…

M. : Oui voilà. Je vais voir pas mal de concerts. Mais je ne sors jamais en club. Les seules fois que j’y mets les pieds, c’est pour jouer.

Somaticae joue aussi à Lyon ce soir et Insiden joue demain. Vous comptez passer un weekend In Paradisum à Lyon ?

M. : Ah ? Je savais qu’il jouait sous Insiden demain, mais je ne savais pas qu’il jouait aussi ce soir. Je n’aurai malheureusement pas le temps de le voir. Je pars tôt demain pour aller dans le Sud, hélas. En général, on ne se loupe pas.

Penses-tu que tu aurais ta place au Hellfest ?

M. : Je ne sais pas. Je serai toujours ravi d’y jouer, surtout avec mon projet Extreme Precautions. J’ai déjà joué en première partie d’Electric Wizard. J’adorerais qu’ils m'invitent, oui.

Je n’y suis jamais allé. J’ai failli y aller, une année, mais… Il faut s’y prendre une année à l’avance. Les places partent très vite, les logements aussi et je ne suis pas du genre à dormir dans une tente. Mais ça dure trois jours, donc je pense que je pourrais me faire violence pour tenir le coup.

De là à y jouer... Je me demande si le public y est assez ouvert pour regarder jouer un mec qui n’a pas de guitare. Je pense qu'ils sont tout de même plutôt ouverts. Au pire, le live d’Extreme Precaution dure trente minutes, donc si les gens n’aiment pas, ça ne s’éternise pas.

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