Metiola, James Stewart et Le Sucre présentent :

En référence au concept théorisé par Paul Gilroy, Black Atlantic Club est le cycle consacré aux musiques du continent Africain et leurs prolongements, par opposition à l’expression paresseuse et ethnocentrée de « world music ». Peu à peu diffusées à travers les océans aux Caraïbes et aux Amériques, les sonorités afros sont aujourd’hui décelables dans une large diversité de styles. À travers des line-ups exigeants « BAC » raconte une histoire musicale méconnue et pourtant décisive, du township de Soweto jusqu’aux favelas de Rio, en passant par l’afrobeat et l’éthiojazz.

samedi 09 septembre. 23:00 — 05:00

Sassy J, Jan Schulte, James Stewart

samedi 14 octobre. 23:00 — 05:00

Jacob Mafuleni & Gary Gritness, Peter Power, James Stewart 

samedi 18 novembre. 23:00 — 05:00

Dieuf Dieul de Thiès, Puzupuzu, Bamao Yendé, James Stewart 

samedi 09 décembre. 23:00 — 05:00

annoncé prochainement

 

 

A propos de l'Atlantique Noir

L’Atlantique Noir est un espace géographique, culturel et politique qui a sa propre histoire, sa propre cohérence. Les communautés qui composent cet espace - qui va de l’Afrique Atlantique à l’Amérique latine en passant par les Etats-unis et surtout la Caraïbe - ont en commun de nombreuses cultures et musiques. Ces musiques et les pratiques culturelles des communautés noires de ces régions puisent leurs racines en Afrique subsaharienne et centrale. Si l’esclavage fut l’événement « fondateur » de ces communautés, depuis les échanges culturels et politiques, les métissages, les rencontres n’ont jamais cessé entre ces cultures et la modernité, donnant naissance à une profusion de styles musicaux, littéraires ou graphiques.

Pour le sociologue Paul Gilroy, la question du contenu de ces formes d’expression concentre l’attention sur ce qu’Adorno appelle «?la compensation imaginaire?», c’est-à-dire sur l’idée que la société future sera en mesure d’accomplir les promesses d’émancipation sociale et politique de la modernité. En ce sens, il faut y voir un «?contre-discours » de la modernité qui serait un medium capable de produire des revendications : société américaine non-ségréguée, sociétés africaines délivrées du pouvoir colonial, retour en Afrique des descendants d’esclaves etc. Du Gospel jusqu’au Hip-Hop, en passant par le Free Jazz, le Calyspo ou le Gwo-ka, de Claude Mc Kay à Féla Kuti les acteurs culturels de l’Atlantique Noir ont produit un discours sur leur époque qui nous en dit plus que n’importe quel livre d’Histoire. L?’Histoire de la grande vague d’immigration caribbéene en Angleterre dans les années 50 se trouve dans les Calypsos enregistrés à Londres à la même époque. Le néocolonialisme économique en Afrique est expliqué en détails dans l’Afrobeat de Fêla Kuti. Les racines africaines des cultures caraïbes et latino-américaines se retrouvent directement dans la Santeria cubaine, le vaudou haïtien, le candomblé brésilien ou le Gwo-ka antillais quand le Spiritual Jazz afrocentriste des années 60-70 réinvente une Afrique romantique et idéale.

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