L’Atlantique Noir est un espace musical qui va de l’Afrique Atlantique à l’Amérique latine en passant par les Etats-unis et la Caraïbe : Disco-Highlife, Kuduro, Hip-Hop, House, Soukous, Afrobeat, Afro-trap, Cumbia… Les codes de ces musiques - transe, beat répétitif, danse - se sont construits autour de la culture club. 

Black Atlantic Club propose une plongée dans cet univers très riche avec un format original construit autour d’un live band. Une 1ere partie de soirée axée sur l’aspect « digging » avec James Stewart, DJ résident et co-programmateur de la soirée, une 2e partie avec un live band de classe internationale et une 3e partie avec des DJs issus du milieu club qui viennent proposer leur approche de cet univers. 

Embarquez pour une expérience musicale exceptionnelle, un samedi par mois !

samedi 13 octobre. 23:00 — 05:00

Baloji, Rita Maïa, James Stewart

samedi 10 novembre. 23:00 — 05:00

Pat Kalla & Le Super Mojo, Batida, James Stewart

A propos de l'Atlantique Noir

L’Atlantique Noir est un espace géographique, culturel et politique qui a sa propre histoire, sa propre cohérence. Les communautés qui composent cet espace - qui va de l’Afrique Atlantique à l’Amérique latine en passant par les Etats-unis et surtout la Caraïbe - ont en commun de nombreuses cultures et musiques. Ces musiques et les pratiques culturelles des communautés noires de ces régions puisent leurs racines en Afrique subsaharienne et centrale. Si l’esclavage fut l’événement « fondateur » de ces communautés, depuis les échanges culturels et politiques, les métissages, les rencontres n’ont jamais cessé entre ces cultures et la modernité, donnant naissance à une profusion de styles musicaux, littéraires ou graphiques.

Pour le sociologue Paul Gilroy, la question du contenu de ces formes d’expression concentre l’attention sur ce qu’Adorno appelle «?la compensation imaginaire?», c’est-à-dire sur l’idée que la société future sera en mesure d’accomplir les promesses d’émancipation sociale et politique de la modernité. En ce sens, il faut y voir un «?contre-discours » de la modernité qui serait un medium capable de produire des revendications : société américaine non-ségréguée, sociétés africaines délivrées du pouvoir colonial, retour en Afrique des descendants d’esclaves etc. Du Gospel jusqu’au Hip-Hop, en passant par le Free Jazz, le Calyspo ou le Gwoka, de Claude Mc Kay à Féla Kuti les acteurs culturels de l’Atlantique Noir ont produit un discours sur leur époque qui nous en dit plus que n’importe quel livre d’Histoire. L?’Histoire de la grande vague d’immigration caribbéene en Angleterre dans les années 50 se trouve dans les Calypsos enregistrés à Londres à la même époque. Le néocolonialisme économique en Afrique est expliqué en détails dans l’Afrobeat de Fêla Kuti. Les racines africaines des cultures caraïbes et latino-américaines se retrouvent directement dans la Santeria cubaine, le vaudou haïtien, le candomblé brésilien ou le Gwo-ka antillais quand le Spiritual Jazz afrocentriste des années 60-70 réinvente une Afrique romantique et idéale.

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