DANIEL MILLER
Posté le 12.06.2014
par Martin Lacroix

Daniel Miller

Durant le forum European Lab, après la conférence Who Made The Stars, à laquelle il participait, Le Sucre a accueilli Daniel Miller. Pour l’occasion, ce sexagénaire, pionnier de la culture techno, découvreur du groupe culte Depeche Mode et fondateur du mythique label Mute Records gratifiait le public du rooftop d’un Dj set cold wave enivrant.

Comment vous sentez-vous ?

D.M : Très bien. Un peu fatigué là car j’étais debout tard hier soir, mais je me sens vraiment bien oui.

Qu’avez-vous fait jusque tard ?

D.M : J’étais ici au Sucre. C’était super ! Laurent (Garnier) a fait un très bon set.

Avez-vous déjà joué à Lyon ?

D.M : Non c’est la première fois. En fait, c’est seulement la deuxième fois que je viens à Lyon. La première fois j’accompagnais Depeche Mode. C’était dans les années 80.

Etes-vous toujours leur manager ?

D.M : En fait je n’ai jamais été leur manager. Ils ont longtemps été sur Mute Records mais je ne les manageai pas. Mais nous travaillons toujours ensemble.

Pouvez-vous nous raconter votre histoire avec Depeche Mode ?

D.M : C’est une histoire qui a 34 ans maintenant… Je les ai découverts lorsqu’ils étaient très jeunes. 17, 18 ans… Ils jouaient de la cold-pop dans l’Est de l’Angleterre. C’est là que je les ai rencontrés. Ils étaient brillants. Nous nous sommes mis d’accord pour enregistrer un single. Nous n’avons signé aucun contrat durant 15 ans. Et puis on a continué comme ça et j’ai travaillé en studio avec eux sur leurs 5 premiers disques. Vous savez, c’est vraiment incroyable, aucun de nous n’aurait pu envisager l’ampleur que ça prendrait où qu’ils joueraient dans des stades devant 60 000 personnes. Nous n’imaginions pas ça à cette époque. Il y a eu un feeling incroyable entre nous et ça nous a permis d’imposer Mute, notre label.

En tant que pionnier de la culture techno, que pensez-vous du fait qu’elle soit devenu une culture mainstream ?

D.M : Je crois qu’elle l’est depuis longtemps maintenant. Le terme « techno » reste très sauvage. Mais je pense que c’est bien si le public aime ça. Quoi qu’il se fasse, s’il est produit de la musique de bonne qualité, que les gens l’apprécient, il n’y a rien à dire. Il n’y a aucun problème.

Sortez-vous toujours en club ? Que pensez-vous de la culture club aujourd’hui ?

D.M : Oui de temps en temps. Je vis partiellement à Berlin et là bas il y a beaucoup d’endroits sympas où aller pour sortir. Et souvent je vais au Berghain.