Metiola, James Stewart et Le Sucre présentent :

De l’afrobeat à la samba, en passant par le maloya ou les rythmiques chaloupées des côtes caribéennes, Black Atlantic Club puise dans l’incroyable vivier de l’Atlantique. Ce Triangle musical, réunissant Europe, Amérique et Afrique est à l’honneur un samedi par mois au Sucre. D’une modernité éclatante et remis aujourd’hui au gout du jour par de nombreux artistes et diggers, nous tenons à mettre en avant ces « non western  » music, portés par des collectifs et des artistes passionnés, tantôt en live, tantôt en club.

samedi 17 septembre. 23:00 — 05:00

Mr Raoul K, Vaudou Game

samedi 15 octobre. 23:00 — 05:00

James, Stewart, Jupiter & Okwess International, Alma Negra

samedi 05 novembre. 23:00 — 05:00

James Stewart, Ata Kak, Mawimbi

samedi 17 décembre. 23:00 — 05:00

The Busy Twist, Mr Bongo, James Stewart

samedi 21 janvier. 23:00 — 05:00

Sofrito Sound System, James Stewart

samedi 18 février. 23:00 — 05:00

BCUC (Bantu Continua Uhuru Consciousness), Trikk, James Stewart

samedi 11 mars. 23:00 — 05:00

Bitori, Bosq, James Stewart

vendredi 14 avril. 23:00 — 05:00

Black Atlantic Club Anniversary x Mawimbi Label Night : Mawimbi Crew, Loya, Africaine 808

samedi 15 avril. 23:00 — 05:00

Black Atlantic Club Anniversary x Romare & ÌFÉ : Romare & ÌFÉ, James Stewart

 

A propos de l'Atlantique Noir

L’Atlantique Noir est un espace géographique, culturel et politique qui a sa propre histoire, sa propre cohérence. Les communautés qui composent cet espace - qui va de l’Afrique Atlantique à l’Amérique latine en passant par les Etats-unis et surtout la Caraïbe - ont en commun de nombreuses cultures et musiques. Ces musiques et les pratiques culturelles des communautés noires de ces régions puisent leurs racines en Afrique subsaharienne et centrale. Si l’esclavage fut l’événement « fondateur » de ces communautés, depuis les échanges culturels et politiques, les métissages, les rencontres n’ont jamais cessé entre ces cultures et la modernité, donnant naissance à une profusion de styles musicaux, littéraires ou graphiques.

Pour le sociologue Paul Gilroy, la question du contenu de ces formes d’expression concentre l’attention sur ce qu’Adorno appelle «?la compensation imaginaire?», c’est-à-dire sur l’idée que la société future sera en mesure d’accomplir les promesses d’émancipation sociale et politique de la modernité. En ce sens, il faut y voir un «?contre-discours » de la modernité qui serait un medium capable de produire des revendications : société américaine non-ségréguée, sociétés africaines délivrées du pouvoir colonial, retour en Afrique des descendants d’esclaves etc. Du Gospel jusqu’au Hip-Hop, en passant par le Free Jazz, le Calyspo ou le Gwo-ka, de Claude Mc Kay à Féla Kuti les acteurs culturels de l’Atlantique Noir ont produit un discours sur leur époque qui nous en dit plus que n’importe quel livre d’Histoire. L?’Histoire de la grande vague d’immigration caribbéene en Angleterre dans les années 50 se trouve dans les Calypsos enregistrés à Londres à la même époque. Le néocolonialisme économique en Afrique est expliqué en détails dans l’Afrobeat de Fêla Kuti. Les racines africaines des cultures caraïbes et latino-américaines se retrouvent directement dans la Santeria cubaine, le vaudou haïtien, le candomblé brésilien ou le Gwo-ka antillais quand le Spiritual Jazz afrocentriste des années 60-70 réinvente une Afrique romantique et idéale.

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